Mercredi 23 janvier 2008
http://rh.blog.mongenie.com/
Il faut aller sur ce site
Par L'auteur Fou
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Samedi 15 décembre 2007
Pas de temps à perdre
Pas de temps à perdre
La jeunesse s'envole et nous échappe
Il faut courir pour la rattraper
On n'est jamais satisfait, on a toujours quelque chose à faire

Se faire enculer notamment,
Ou assassiner, ce qui est tout aussi jouissif

On est jeune, on est jeune
On en a rien à foutre de tout
Non est pas responsable des famines, non on est pas responsables des génocides
On a pas de temps à perdre alors venez pas nous faire chier
Par L'auteur Fou
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Samedi 15 décembre 2007
Assis sous les piliers de l'université
Quand le monde n'a plus rien a apporté
Aux regrets du désespoir...
Des vers à picoler, tout seul, au fond d'un troquet, pour imaginer des rêves ou faire des cauchemars

Avoir de la musique au coeur de l'âme
Peut-être une solution aux délirants sarcasmes
Les sons mélodieux d'un grand compositeur,
Apportent soulagments, surement, apportent frissons. Voilà! C'est l'heure.

L'heure de rompre le quotidien, et d'essayer d'émouvoir
Parce que j'ai cru que la vie était faite pour moi
Que l'on m'avait donné tout ce que l'on pouvait recevoir.
Et pourtant, insatisfait, pleurant comme un connard
J'ai hurlé à l'injustice et rédigé de mauvais alexandrins...

19 syllabes et c'est d'la balle...
Par L'auteur Fou
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Samedi 15 décembre 2007
Il n'y a pas eu d'été cette année
Et je ne décorerai pas d'arbre de Noël
Je préfère m'employer à la narration d'histoires extraordinaires,
Avec des princesses, des flocons de neiges, des péripéties théâtrales et une émouvante Happy-End

Je ne décorerai pas d'arbre de Noël
Il y a plus intéressant à faire
Lire Verlaine par exemple, ou mieux, découvrir William Blake
Alors les décorations électriques attendront, je m'en retourne à la délectations d'oeuvres tout aussi festives

Il n'y a pas eu d'été cette année
Seulement quelques vers déposés sur mon cahier
Quelques nouveaux coups durs, des cicatrices supplémentaires
Il n'ya pas eu mort de didacteur, à l'heure où l'humanité se perd
Par L'auteur Fou
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Samedi 15 décembre 2007
Dédicacé à un pauvre type, mort de sa vie pérave, qui m'a matté comme un con, dans un bar le 14 décembre 2007 à Clermont-Ferrand

Et puis t'es sappé classe
Toi tu dois en brancher des pétasses
Et puis t'as dû en affamer des mômes du tiers-monde
En vandant des aérosols et en pulvérisant le couche d'ozone
Par L'auteur Fou
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Samedi 15 décembre 2007

Il a neigé à Clermont-Ferrand, à 11 heures la journée s'achevait
Toute la journée, comme un riche, j'ai fumé des camel,
Quant, encore avant midi, ne s'acheva l'apparition du soleil.
L'automne, bel et bien présent, timidement s'est présenté, succédant à l'été

Il était 7H30, la fumée, à l'arôme notoirement singulier, s'envolait
Dans le sens strictement inverse, de l'avalanche de points blancs et tiédes;
Seules les ampoules apportaient des nuances, à la pénombre jusque là originelle.
Les flocons demeuraient invisibles dans les lieux endormis et inhabités

Que restait-il à faire? Et quel ennui vaincre?
Sous les masses métalliques, de béton, et grandiose d'architecture;
La jeune fille, la conscience nue et vierge, s'égarait dans cette enceinte comme le murmure

Mais comment l'aider? La jeune fille s'astreint contre un quotidien que sont ces murs
A l'intérieur, cours-t-elle, s'affolle-t-elle, percute-t-elle l'édifice sans constater la neige; elle s'étreint?
Dans un fracas matinal et nocturne; la scène qui se vaut du théâtre,depuis l'aube des hommes perdure.

                                                                               µµµµµµ

J'étais là, à côté. Les rayons lumineux des ampoules éclairaient les points blancs et tiédes
Mon regard, attiré par son ombre, s'envola naturellement sur elle
Elle était derrière la grande vitre du corridor, elle était égarée et ne me voyait pas
Elle était maquillée, brune, belle; sa beauté, son innocence, triomphaient en cet endroit

J'étais 5 mètres plus bas. J'observai son désarroi comme un plaisir
Me délectant du charme qui s'échappait se son impuissance, du secours que je pourrai lui offrir
Délaissée princesse dont je mets l'univers à ses pieds
Et que j'invita au cinéma, dans un élan d'amour comparable à l'intensité de l'éternité

Par L'auteur Fou
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Samedi 15 décembre 2007
Pan! Pan!
Comme deux coup de feu
Tuer l'automne, et que tombe toutes les feuilles des arbres
Tombe la neige,
Enfin

Peut-être...
Sans doute, sans aucun doute surement, d'ailleurs...
Surement ici, les flocons graviterons bientôt comme les planêtes d'une galaxie,
Puis-je être attendrie, à la vue,
Et au vécu d'une telle mélancolie moderne?
A quoi servirait de rêver, en regardant passer les constellations, en les regardant s'écraser massivement au sol... quel carnage!
La magie, qui s'était enfuie, brille dans les courants du vent et nous appelle : "Suis-moi! Essaye de m'attraper, je suis beaucoup trop rapide", et chaque changement de direction, ajoute une note à la musique, jusqu'à ce qu'on ne la voit plus, et que sonne seul, le souvenir de la mélodie, entre les constellations mouvantes.
Par L'auteur Fou
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Samedi 15 décembre 2007
L'octogénaire, dont le raisonnement - à cause de son âge - n'avait plus ni queue ni tête, fut tout à fait enthousiaste d'apprendre : que l'échéance finale ferait très bientôt son imposition sur le capital de la vie du vieillard.
Papy fort satisfait d'avoir obtenu l'importante information, alla pointer au bar afin d'y consommer quelques alcools, et donner la nouvelle à ses gais compagnons.
Malheureusement, ni Maurice ni Vincent ni Daniel - qui à eux tous réunis accumulent un savoir extraordinaire - ne comprirent finalement les élugubrations du vieillard.
Papy si triste d'être seul dans sa joie, retourna chez lui et se fusilla.
Par L'auteur Fou
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Samedi 15 décembre 2007
Le jour où les stations balnéaires se transforment en stations pour clochards
Le jour où le soleil devient la propriété des plus démunis
Le jour où on remettra les choses dans l'ordre
Le jour où tous les concerts seront gratuits
Où tous les livres pour tous

Le jour où on cultive les OGMs pour la distribution de la soupe populaire
Le jour où la mal-bouffe nourrit le tiers-monde
Le jour où j'ai le droit à mon "calin gratuit"
Le jour où t'aimes
Ou celui où tu m'achéves

Le jour, j'en veux, du bonheur des ballons dans toutes les rues
Partout pour toujours des couleurs gaies et des gens heureux
Où la pauvreté au coeur de Lyon n'est que romantisme littéraire
Le jour à un téléthon par jour
Le jour, celui où tu m'aimes

Le jour où y'a plus de raisons d'écrire
Le jour des flonflons de la grande bouffe
Le jour à un lit par personne
Le jour à l'amour
Cannabis et cocaïne pour tout le monde

Le jour des fleurs, même si ça fait PD
Le jour où la plus grande douleur, ressemble à une abscence
Quand le combat est perdu d'avance, le jour où y'a plus besoin de se battre
Le jour où tu m'aimes,
C'est signé contrat de vente et acte de propriété

Le jour où j'nique tout,
Où j'ai plus vint-trois ans, où j'habiterai dans un quartier HLM
Où j'aurai dans la poitrine la chaleur des mères, l'entrain, la soif d'agir, les qualités oubliées des enfants qui grandissent
Le jour où j'nique tout, où j'fais d'la musique qui arrache tout

Le jour commence par une cigarette, par un panorama imprenable de tours de quelconques prairies, observées depuis une voie ferrée traversant un pont,
Sous ce pont coule l'eau,
Et moi, imperceptible tricheur, le jour où nous sommes deux frères, où tu me regardes, grand, dans les nuages, dans un jeu vidéo

Le jour où se léve le soleil sur une France dévastée, où s'organise une société
Les truands, les lâches, la vermine, les ratés, les PDs, toutes les putains et tous les autres en rang
Le jour s'éveille sur un clash sensationnel, putain de guerre; recevoir cette réalité en pleine face mais personne ne s'indigne de la guerre; le shit coupé s'écoule sans difficultés
Le jour se léve comme je m'apitoie sur mon sort
Le jour se lève, rayonne, l'Amour à peines, les amours en scène...


28 mai 2007
Par L'auteur Fou
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Jeudi 13 décembre 2007
Octobre en fête, sous les signes fuyants de l'allégresse
Sous les parapluies et sous les rayons de soleil
Par L'auteur Fou
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